Stage Hospitalier en Chine

Coronavirus : chloroquine et la Chine

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Coronavirus : « Ce serait une faute médicale que de ne pas donner de chloroquine contre le virus SARS-CoV2», selon le professeur Didier Raoult

Remède miracle pour les uns, médicament aux effets secondaires trop dangereux pour les autres… Les traitements contre le Covid-19 à base de chloroquine, un antipaludique, avaient été écartés mi-février, après une étude chinoise trop peu détaillée. Convaincu de son efficacité, le professeur marseillais Didier Raoult a pourtant lancé son propre essai clinique il y a quelques jours. Et les résultats semblent « prometteurs ».

Les scientifiques Chinois sont des gens très sérieux. Ce ne sont pas des zozos, et ils ont montré que la chloroquine marche. Ça serait honnêtement une faute médicale que de ne pas donner de la chloroquine au coronavirus SARS-CoV2. Ça n’a pas de sens. Soyons sérieux. Demain, vous commencez à être essoufflé. Vous avez un coronavirus SARS-CoV2 et vous avez 40 de fièvre. Et les gens vous disent : « Vous savez, je n’y crois pas à la chloroquine contre le coronavirus SARS-CoV2 ». Qu’est-ce que vous faites ?
A l’IHU, nous allons mettre en place un protocole thérapeutique. Nous, ce qu’on veut, c’est soigner les malades. Il y a des gens qui arrivent avec une maladie grave, et on a montré que le seul traitement contre cette maladie, c’est la chloroquine. Donc, pour pas donner de la chloroquine, il faut être farci ! Donc on va prévenir le ministre pour lui dire que si les gens qui arrivent ont un coronavirus SARS-CoV2, on va les traiter par la chloroquine parce que c’est le seul traitement dont on a eu la démonstration qu’il marchait. C’est tout ! C’est pas mystérieux, c’est de la médecine, pas des potins de télévision !
Elle suscite l’espoir depuis la publication, mi-février, d’une étude préliminaire chinoise menée sur 100 porteurs du coronavirus.
Dans la foulée, le Pr Didier Raoult, directeur de l’Institut Méditerranée Infection à Marseille, a testé cet antipaludique sur 24 patients. Après 6 jours, le virus a disparu chez 75% de ceux qui en ont bénéficié, contre 10% de ceux qui n’en ont pas reçu.